Améliorer la qualité de l'air intérieur de votre logement ! 

Qu’est ce que la ‘qualité de l’air intérieur’ ?

Surnommé par certains ‘QAI’, preuve que ce sujet a de l’épaisseur, il s’agit de la qualité de l’air que l’on respire à l’intérieur de notre logement. Nos maisons et appartements ne sont ni étanches au monde extérieur ni exempts de sources de pollution… de l’intérieur !
Plusieurs facteurs peuvent influencer la QAI : le taux d’humidité (trop élevée ou trop faible), le renouvellement d’air, l’éclairage, le bruit, des champs électromagnétiques, la température et différents polluants (particules, différents gaz, moisissures…).

Commençons par les multiples polluants présents dans l’air intérieur. On ne les perçoit pas nécessairement mais ils peuvent avoir un impact sur notre confort, mais aussi sur notre santé. Les principaux polluants sont les composés organiques volatils ou COV (voir encadré), mais aussi les moisissures et les acariens.



D’où viennent-ils ? De l’air extérieur, des équipements et matériaux utilisés dans les logements mais aussi ceux qui sont issus de nos comportements. Ces polluants sont souvent émis en (très) faible quantité et en continue, ou en quantité (très) élevée lors d’une activité particulière comme le tabagisme. Les saisons influent aussi sur la concentration de tel ou tel polluant : les pollens, les polluants liés au chauffage ou le fait que l’on ouvre moins ses fenêtres en hiver par exemple.
Une mauvaise qualité de l’air intérieur peut provoquer des affections plus ou moins graves : irritations, maux de tête, asthme, allergies, nez bouché, gorge sèche, sensation de sécheresse ou d’humidité des yeux, somnolence accrue et même favoriser l’apparition de certaines maladies. Lorsque tous ces symptômes ou presque sont présents, on parle alors de syndrome du bâtiment malsain. Ce syndrome a été identifié dans les années 70 ; en 1984 l’OMS estimait que ce syndrome touchait jusqu'à 30 % des bâtiments nouvellement construits dans le monde…
L’é-COV-système
Les composés organiques volatils sont des substances chimiques qui s’évaporent sous forme de gaz dans l’air de nos habitations. Lorsqu’ils sont émis par des moisissures, on parle de composés organiques volatils microbiens ou COVm.
Ils se dégagent des peintures, colles, vernis et de tout ce qui contient des solvants. Les émissions peuvent durer des mois, voire des années ! Lors de la cuisson des aliments et de la combustion (chauffage, bougies, tabac ou encens) beaucoup de COV se dégagent…
Leurs petits noms ? Formaldéhyde, Acétaldéhyde, Xylène, Tétrachloroéthylène, Styrène, 1,4-Dichlorobenzène…
Photo de gauche 
 
Photo de droite 
Que faire pour améliorer la qualité de l’air intérieur ?
 
Tout d’abord il est important de connaître le principe de base de la ventilation naturelle ou mécanique, une fois que l’on s’est assuré que la taille de ces méthodes de ventilation est adaptée aux volumes de nos pièces : l’air doit circuler des pièces principales (chambre, séjour ou le salon) vers les pièces humides comme la cuisine, la salle de bain ou les WC. L’humidité et les polluants sont ainsi plus efficacement éliminés !
Les bons gestes :
- ouvrez vos fenêtres tous les jours et à plus forte raison lorsque vous cuisinez ou si vous bricolez
- vérifiez le bon fonctionnement du système de chauffage : des gaz nocifs peuvent en émaner !
- vérifiez que vos entrées d’air et les bouches d’extraction ne sont pas obstruées et nettoyez les grilles de ventilation ou changez les filtres régulièrement
- lorsque vous achetez des produits de construction et de décoration comme des isolants, cloisons, revêtements de sols, peintures ou colles : privilégiez les étiquettes A+ afin de limiter les émissions de COV. Certains produits ont des labels de qualité qui leurs sont propres : GUT pour les moquettes, Emicode pour les colles, Ange bleu pour les linos, parquet, peinture, papiers peints.
- si vous faites des travaux : attention à renforcer les systèmes d’aération pour éviter la production et l’accumulation de poussières.
- si vous faites sécher votre linge à l’intérieur (à éviter dans la mesure du possible !), surveillez la présence de moisissures. Veillez à bien aérer lorsque vous ne pouvez pas faire autrement…
- ne fumez pas à l’intérieur !
- dans la cuisine, équipez-vous d’une hotte : cela limitera la diffusion de l’humidité et des graisses
- évitez l’encens, les bougies et les parfums d’ambiance
- un produit d’entretien multi-usage est préférable à plusieurs produits : vous éviterez les interactions entre les différentes substances et respecterez ainsi les doses prescrites par le fabricant. Dans la mesure du possible, privilégiez les méthodes de nettoyage traditionnelles comme le savon noir ou le vinaigre blanc
- si vous lavez vos vêtements dans un pressing, aérez-les avant de les ranger
- si vous habitez à proximité d’une voie à forte circulation, n’ouvrez pas les fenêtres aux heures de pointe ! Il en va de même lors des pics de pollution en ville…

Pour plus d'infos rendez-vous du 28 au 30 septembre au Salon de la Maison sur le stand E7 avec Audit Therm